20 juin 2007
Voilà, c'est fini ...
Comme sur un air de mauvaise chanson ...
Les sondages, les prévisions de l'entre-deux tours ont encore été pitoyables. Prétendre détenir tant de compétences et ne pas être capables de réaliser des projections réalistes relèverait-il de cette chère exception française ?
Au-delà des analyses PS et UMP, il est à noter que le nouveau Centre a réussi son pari de prendre la place de l'UDF à l'Assemblée, même si pour cela ils ont du présenter toute leur famille et chauffeur. Et d'autre part, le Parti communiste a réussi de fort belle manière à ne pas s'effondrer dans le prolongement de l'élection présidentielle. Cela montre que leur implantation et leur image locales dépassent les clivages d'idées politiques. De ce fait, les nouveaux élus sont avant tout de bons gestionnaires et de bons élus locaux avant d'être des staliniens aux dents longues.
Reste à voir la mise en mouvement de cette nouvelle chambre.
Alors que nous prendrons nos pelles et rateaux pour construire nos chateaux de sable à Paris-plage, à quelques dizaines de mètres de là, nos députés réformeront la France ... encore une fois.
Mais pour tous ces boulversements, je laisse le compagnon Bauchart à la manoeuvre des débats et analyses. Moi je mets mon bermuda, mon bob et je file.
09 juin 2007
Législatives ... ah, enfin
Vous aurez remarqué la tension nerveuse, la fébrilité, l'animation qui nous occupent à cette veille de législatives.
Pas géniales ...
Mais dimanche, nous nous écrierons Euréka ! Mais bien sûr, ces résultats ! Avant même le second tour, nous aurions dû le savoir !
Finalement, la vie politique française ces derniers mois a de plus surprenant son aspect prévisible.
Enthousiasmant ?! Pour vous aussi ?
Allez voter et cessons de nous plaindre, nous aurons bien assez le temps ensuite.
31 mai 2007
En réunion publique UMP en Banlieue - Les législatives, c'est moins prestigieux que les présidentielles !!!
La campagne présidentielle terminée, les adieux numériques à peine faits (voir chronique du 08 mai), voilà que Bauchart nous fait une « Lionel Jospin » (sans le passage par l’Île de Ré !) et revient pour une nouvelle chronique ! Il faut dire que la campagne des législatives bat son plein (voir l’hyperactivité de notre nouveau président de la République) et que les candidats viennent à la rencontre des électeurs. Ne les décevons pas !!!
Voilà donc Bauchart parti pour une réunion publique dans la 7e circonscription du Rhône. Le candidat, Jean-François Debiol, est UMP (tendance Christine Boutin) et le lieu de l’intrigue se situe à la salle Victor Jara de Vaulx-en-Velin. Précisons encore que je m’y suis rendu sur l’invitation de mon meilleur ami, soutien actif du candidat.
Premier constat : on est loin des salles rutilantes de la présidentielle ! Il s’agit d’une très modeste salle polyvalente qui n’est pas finie d’installer quand je suis arrivé à 19 heures. L’assistance au départ minime (une quinzaine de personnes) a cru progressivement pour atteindre 60 personnes. Le portrait sociologique de l’assistance est là encore très différent de celui du public pendant la présidentielle. Beaucoup de personnes qui semblent être des « accidentés de la vie » (pour reprendre le vocabulaire présidentiel) ; les téléphones sonnent, on répond sans se préoccuper des autres ; le « Quart-monde » est là !!!
Le principe est assez simple : le candidat est entouré de son équipe de campagne ou de personnes qu’il a invitées (7 hommes, une femme – sa suppléante ; tous français issus de l’immigration), chacune d’entre elles devant présenter une proposition du programme présidentiel. Le candidat a ouvert la soirée avec une analyse (très convenue) de la situation (on a longtemps cru que son principal argument tenait dans la médiocrité des autres partis !) et une présentation très générale. Il est mauvais orateur, extrêmement soporifique. Je vous épargne le compte-rendu intégral d’une soirée débutée à 19 heures 15 et terminée aux alentours de 21 heures 15. Quelques remarques seulement qui me sont venues à l’écoute des intervenants.
Tout d’abord, cette impossibilité quasi générale des intervenants de respecter la consigne donnée (quelques propos sur soi pour se présenter, l’essentiel doit être de présenter le programme ; le tout dans un laps de temps de 5 minutes environ). Les intervenants (à l’exception de deux d’entre eux, habitués à parler devant un public) ont tous inversés les proportions, certains oubliant même de parler du programme. Ce qui est encore plus remarquable, c’est que le public aura la même tendance lors des questions : aucune considération politique, uniquement des propos centrés sur soi, avec une dynamique commune : chercher par tous les moyens à se valoriser. Plus que tout ce qui a été dit, c’est cet élément que je retiendrais. Je l’avais déjà ressenti dans d’autres manifestations similaires : la population française a besoin de se sentir valorisée, perçue à sa juste valeur. Je ne sais pas s’il y a là une maladie nationale, mais je crois que cet élément est trop généralement passé sous silence. Je ne sais pas quels peuvent être les fondements de cette dépréciation collective, ou plus exactement de ce décalage très fort entre l’intime conviction individuelle d’être quelqu’un de remarquable et le sentiment que la société, l’État, la Collectivité ne le remarque pas suffisamment. À l’écrire, cet état d’esprit me semble finalement une simple pathologie d’un individualisme outrancier, tempéré à la sauce française (l’État doit me reconnaître !). Très bizarre en tout cas.
Deuxième remarque : le réflexe identitaire est présent. Les blancs, les Français de souche n’ont pas de problème. Ainsi, même quand le candidat évoque « nos (sic) quartiers », en tentant de justifier une discrimination positive sur un fondement territorial, et bien celui-ci est nuancé par la mention de la couleur de la peau (le blanc semblant être une non couleur). Je suis peut-être dur avec la démarche que ces personnes entreprennent, mais quand on arrive à faire applaudir une salle parce qu’une personne issue de l’immigration a un diplôme et rappelle que Vaulx-en-Velin ne produit pas que des délinquants, c’est un pathétique de démagogie ! Mais finalement, cette soirée a été très démago et très populiste. D’ailleurs, on peut relever une bizarrerie rhétorique. L’idée de se présenter avant de parler répond à mon sens d’un souci de légitimation du propos. Ex. Je suis diplômé de l’École d’Économie de Paris, je fais une intervention sur les taux directeurs de la BCE. A priori, je suis censé maîtriser ce que je dis, puisque le champ de mon intervention est identique à celui dans lequel je m’inscris en tant que « spécialiste ». Que penser alors d’une présentation type « je suis employé municipal », je viens vous parler de l’avenir des personnes qui ont du mal à trouver un travail ? Ou de celle d’une jeune femme qui se présente en vous disant « je suis mère de deux enfants ; je vous parle du problème de l’enfance ». Il y a là me semble-t-il un biais populiste (utilisé par Ségolène Royal pendant la campagne avec son idée que les citoyens sont les experts de leur vie – ce qui annihile l’idée même d’expertise), puisque l’inscription du locuteur dans le champ de son intervention ne tient pas à une caractéristique proprement rattachable à sa spécialisation. L’extension de ce procédé de légitimation conduit en fait à ruiner l’idée même d’expertise, puisqu’il suffit d’être jeune pour parler des jeunes, etc. Il y a là un artifice rhétorique assez malsain, puisqu’il égalise les conditions, érige les particularités personnelles en vérités sociologiques générales.
Troisième rem arque : le candidat se félicite que la « parenthèse mitterrandienne » soit terminée (amusant, parce que pour lui cette « parenthèse » court de 1981 à 2007, et comprend donc 12 ans de présidence Chirac !!!) et cette phrase que Guédiguian fait prononcer à son « Promeneur du Champ de Mars » me vient à l’esprit : « la droite se considère propriétaire du pouvoir ». On n’en est pas loin.
Enfin, que penser de cette remarque : le candidat est proche de Christine Boutin, ministre de la Ville. Il fait donc remarquer que s’il est élu, et bien, Vaulx-en-Velin sera parmi les premières communes bénéficiant des nouveaux dispositifs, du fait de sa proximité personnelle avec la ministre. Quelle étrange conception de la République, non ? Elle me laisse un très grand sentiment de malaise !!! Tout comme cette dame, venue de la part d’une entreprise, et qui lit une lettre dans laquelle cette entreprise explique que la loi Borloo de 2003 (ou 2005) n’est pas appliquée et que le jour où elle l’est, il y a 100 emplois à la clé. Et le candidat de dire qu’il va régler ceci (on imagine bien un député forcer l’administration à prendre les décrets d’application d’une loi !!!). L’impression est bizarre. On est loin d’une rénovation de la politique. L’impression de manœuvre électorale n’est pas loin.
On relèvera également les erreurs d’un intervenant (le Français n’est pas une langue officielle en Tunisie, simplement une langue usuelle – voilà qui est dit !) et de la suppléante (désolé madame, mais les transports en commun ont été transférés aux collectivités territoriales et à leurs établissements publics, un député ne peut donc pas y faire grand-chose). On peut aussi noter les tentatives – assez désespérées – pour légitimer la notion d’identité nationale et son rapprochement avec l’immigration. Malgré cela, quelques grands moments : la promotion de la francophonie par plusieurs intervenants, la volonté de ne pas confondre assistanat et solidarité (on n’aide que les gens qui se sont déjà mis debout, pas ceux qui restent assis).
Il y aurait bien évidemment encore à dire, mais l’essentiel est là et le surplus ennuierait le lecteur (je postule, grand naïf que je suis, que tel n’est pas le cas jusqu’à maintenant !).
Un dernier point plus général. Que pensent nos lecteurs de la poursuite du blog sous une forme un peu différente. Nous pourrions ainsi en faire un espace de commentaire(s) de la vie politique locale et nationale, au gré des évènements, des thèmes qui nous sont chers. L’automne s’annonce certainement riche en évènements politiques, le printemps 2008 connaîtra des Municipales. La matière ne manquera donc pas. Je ne sais ce que ce cher Festitivus en pense, mais cela me semble un bon moyen de perpétuer ces échanges auquel je confesse avoir pris goût. C’est terrible la démocratie !!! Une fois qu’on y goutte, on en veut toujours davantage !!!
10 mai 2007
Fin de la campagne ... et de ce blog ?
Tout d'abord merci à Bauchart d'avoir relevé ce défi virtualistique, cette arabesque dans le temps et l'espace pour commenter ENSEMBLE la campagne et les meetings.
Malgré nos emplois du temps respectifs, nous avons su couvrir l'essentiel de la campagne.
Je relève la très bonne idée de Bauchart pour faire le bilan : que retiendrons-nous donc ?
- L'enthousiasme soulevée par cette campagne. Ce n'était pas gagné car les candidats, notamment à droite, étaient partis très tôt et auraient pu lasser un public de plus en plus exigeant. Et pourtant avec les roses, les clémentines, les pommes bleues, le printemps s'est révélé fructueux (sans mauvais jeux de mots) en débats, coups bas et petites phrases. Bref, tous les rebondissements nécessaires au grand soap politique de cette saison. L'enthousiasme était là et les électeurs aussi. Je fus extremement surpris par la mobilisation au second tour à l'égal du score historique du vainqueur.
Très bien. La mobilisation est totale. Mais.
Je m'accorde avec Bauchart sur l'analyse et les conclusions sur les évènements agités et violents qui ont suivis. Prévisibles ? Engendrés par les discours ? Pourquoi vouloir reprendre dans la rue ce que l'on a donné dans les urnes ? Assumons et continuons à voter pour les législatives.
- La campagne de Ségolène Royal est aussi à retenir. Mais j'apporterai un regard différent de celui du camarade Bauchart. Si sa pré-campagne avait la fraîcheur et l'enthousiasme qui faisait défaut aux pachydermes du parti, elle a, pour moi, complètement manqué son rendez-vous (historique) avec les français. Tout d'abord seule, en janvier, sur le même ton de la différence, elle s'est trouvée esseulée et critiquée. Récupérant les piliers du parti, elle en a perdu ses fondations d'originalité et d'innovation réactive. Puis, troisième acte nommé "je garde toute ma liberté", moment où les électeurs s'aperçoivent qu'ils n'ont pas le pied marin et que les changements de cap donnent la nausée.
- la montée en puissance de Bayrou sur un air electro-psyshadélicious funky de tracteur vrombissant sur du Bob Sinclar. S'attaquer aux médias pour défaut d'image pour apparaître encore plus et éventuellement faire passer quelques messages. Sa campagne est décrite par la plupart des analystes comme plutôt improvisée, autour d'une équipe réduite, finalement assez artisanale. Et même si la tradition républicaine voudrait effacer le multipartisme de son esprit, voir un troisième larron a joué sur le dynamisme et l'enthousiasme pré-cité.
Pour les cinq ans à venir, je me garderais d'établir des prédications trop sombres même si ... Je répondrai simplement à Bauchart sur la politique internationale, je ne suis pas sûr que l'atlantisme actif du nouveau président soit le meilleur moyen de s'affirmer à l'échelle supra-nationale. Après la visite obligatoire et symbolique en Allemagne, nous aurons vite l'occasion d'être fixé. Je fais le pari que son second déplacement à l'étranger sera justement aux Etats-Unis. Qui le relève ?
Sinon, en France, les législatives arrivent à grands pas. Est-ce que ce blog aux couleurs républicaines pourra continuer ?
Voulez-vous qu'il continue ? Allez Bauchart, essayons-nous à la démocratie participative (ce dernier adjectif n'est pas reconnu par mon correcteur de texte) !?
08 mai 2007
Bilan de campagne
Voilà maintenant 2 jours que la campagne présidentielle a pris fin. Il est certes encore un peu tôt pour risquer un bilan, mais pourquoi pas. Après tout, on pourra toujours revenir sur les quelques idées énoncées.
En guise de remarques préliminaires, je reviendrai sur le débat du mercredi 2 mai. Je partage l’analyse qu’en donne Festitivus. J’avais réfléchi à la rédaction d’un commentaire du débat et en étais arrivé à me poser la question de ma légitimité et de l’apport de ce que j’aurais pu dire. La première me semblait faible et le second pas très développé ; d’où mon silence sur ce thème. Néanmoins, ce débat (je ne sais s’il s’agit désormais d’une « convention » ou d’une coutume constitutionnelle – vraie question d’une juriste ( ?) posée aux analystes) m’a semblé marqué par le décalage très important entre le landernau médiatique et la population. J’ai été sidéré mercredi soir en zappant aux alentours de 23 heures 45 sur LCP – Sénat, outre de retrouver Gérard Carreyroux (ancien de TF1), d’entendre les analystes déclarer Ségolène Royal grande gagnante du débat. Tout n’était pas, me semble-t-il, aussi clair et si l’on s’était amusé, comme pour un combat de boxe, à compter les coups portés, je ne pense pas que l’unanimité des juges ait été obtenue. Le « vainqueur » ne faisait pourtant pas de doute sur LCP, ni le lendemain dans Le Monde et les Guignols se faisaient forts de dire le jeudi soir que Le Figaro et la presse régionale (on connaît le dédain de la gauche bobo pour et Le Figaro et la Province !) avaient donné N. Sarkozy gagnant. Comprenez « les ploucs et les réac’ ont donné N. Sarkozy vainqueur. Les tenants de la bien pensance ont eux pensé le contraire ». Pourtant, la population a semble-t-il plutôt accroché aux propositions concrètes de N. Sarkozy et il a été élu, renvoyant S. Royal et ses propos généraux aux oubliettes. Sur ce point, le propos de la candidate du PS m’a immanquablement fait penser aux exercices de grand oral que l’on pratique dans les Instituts d’Études Politiques ou à l’École Nationale d’Administration. Pour tout dire, à écouter S. Royal, je me suis rappelé ce que nous disions de l’IEP : « une formation générale qui te permet de tenir des propos généraux sur tout sans jamais avoir une idée concrète sur rien ». Mercredi soir, c’était exactement cela. Enfin, dernière remarque : les éditorialistes ont relevé que S. Royal incarnait parfaitement l’école Mitterrand (notamment dans son refus de dire un mot gentil sur N. Sarkozy). Je pense qu’il faut aller plus loin : ce débat du « renouveau politique » était en fait celui de deux héritiers : l’école Mitterrand contre l’école Chirac. N. Sarkozy a refait le coup de Chirac tant dans la posture (affichage d’une tranquillité sur-humaine et qu’on ne lui connaît pas) que sur le fond (compassion, presque le numéro de la fracture sociale de 1995). En guise de renouveau, nous n’avons donc eu au mieux que du « vieux neuf » (pour citer un éminent juriste, Maurice Hauriou). Pour le reste, je pense que la chronique de Festitivus vaut pour moi aussi.
Revenons donc à présent sur le bilan de cette campagne. Elle fut paraît-il passionnante, riche, vibrante. Je ne suis pas intimement persuadé de ces trois qualités. Dès lors, que retiendrons-nous ?
- Le coup de gueule de François Bayrou contre TF1 et plus largement les médias, qui lui permettent d’occuper pendant deux semaines le devant de la scène. Il est alors intéressant de relever que, environ 15 jours, trois semaines après cette colère, F. Bayrou est parachuté comme probable troisième homme, voire comme présidentiable par les mêmes médias. De là à voir une liaison entre les deux et à penser que les médias font largement les sondages, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Force est néanmoins de constater que la succession de ces points est troublante.
- La méthode Royal : organiser des réunions publiques pour faire autrement de la politique. Parier sur la vertu du peuple contre la veulerie de l’establishment (sur ce coup, elle n’invente rien, puisque la vertu du Peuple est vantée par les Jacobins, au premier rang desquels figurent bien évidemment Robespierre et Saint-Just). Parier sur le Peuple comme organe capable de combler les carences de ses propres conceptions (« qu’est-ce que l’ordre juste ? ce que le peuple décidera qu’il est ! » C’est magique !!!). Mais, si l’on est un tout petit peu plus juste que ce que je ne suis, la valorisation de l’échange, de la délibération (même si cela ne reste qu’un gadget) et la confirmation que le débat est le cœur de la démocratie. La campagne de S. Royal comme une application en France de la théorie habermassienne de la démocratie.
- La sempiternelle question des parrainages. 500 ? Trop, trop peu ?
- La réforme des institutions fut au cœur des débats. Est-elle nécessaire ? Aurait-elle été ce que l’on nous présentait ? J’incline à penser qu’on ne peut mener une campagne présidentielle précise (c'est-à-dire sur un programme de gouvernement) et vouloir revaloriser le Parlement ? C’est incompatible. La revalorisation des pouvoirs de contrôle du Parlement avec une telle campagne est beaucoup plus réaliste, mais laisse de côté l’activité législative stricto sensu du Parlement. Sur ce point, il fut un point commun à tous les projets de révision institutionnelle : leur flou. Quant à l’expression VIe République, elle est médiatique !!! Parce que, si l’on prend les propositions de S. Royal, on constate une chose : promouvoir un président élu sur un programme de gouvernement, revaloriser les pouvoirs de contrôle du Parlement (globalement cela signifie appliquer la philosophie LOLF à la procédure législative, rien de plus), ce n’est pas établir une VIe République : c’est à peine améliorer la Ve !!! Et, ce n’est pas la promotion d’une démocratie territoriale (une des réformes à clarifier ; sur ce point S. Royal a raison), ni celle d’une démocratie de l’entreprise qui nous feront basculer dans la VIe République ! Sur ce coup, c’était un tour de passe-passe inouï.
- L’explosion de l’extrême-gauche, la perte de puissance de l’extrême-droite : sont-ce des éléments conjoncturels, liés à la peur d’un bis repetita in idem pour la gauche et au fait que la droite gouvernementale s’assume (une droite décomplexée) comme étant de droite. Il est sans doute trop tôt pour tirer les conclusions sur ce point. On doit tout de même relever que le discours culpabilisateur à l’égard des électeurs de gauche (« ne déconnez pas comme en 2002 ») a favorisé le vote utile. C’est indéniable. Mais, sans doute ce même discours a-t-il également conduit à la défaite de la gauche. Je pense que le PS n’a pas compris la profondeur du 21 avril 2002, le problème venant des électeurs qui ont déconné. Il suffisait donc de les remettre dans le droit chemin sans véritablement se réformer. L’éclatement de l’électorat de gauche en 2002 (confirmé par les résultats de 2005) aurait pourtant du alerter les caciques du PS sur la nécessité de proposer un programme clair, précis et rénovateur. Il faudrait sans doute que les cadres du PS relisent (ou lisent !) le bouquin de Serge Halimi Quand la Gauche essayait pour se remémorer que la droite n’a pas le monopole de l’innovation quand elle est aux affaires. Le PS est sans doute reparti pour une guerre des chefs (commencée dès le 06 mai par DSK sur le plateau de France 2). Si l’on a la « droite la plus bête du monde », on a parfois envie de dire que la gauche s’est mise au niveau !!!
- La campagne en rupture tranquille de N. Sarkozy : une campagne méthodique, plutôt bonne. Depuis le temps qu’il y pense, il avait eu le temps de tout préparer. À l’instar de son ancien mentor, voilà bien deux ans qu’il est dans la course et finalement, partir de loin pour labourer le pays, c’est certainement ce qu’il faut faire. Sur ce point, F. Bayrou marche dans ces traces et il faudrait retrouver certains propos de F. Mitterrand qui reprennent cette idée. En ce sens, il faut sans doute relever que mieux vaut une tournée des popotes dans quelques sous-préfectures que des voyages à Santiago ou à Pékin. Le travail de fond paie. Il y a là un des nombreux paradoxes de l’élection présidentielle : la rencontre d’un homme avec la Nation passe par le labour des terroirs français (activité tournée vers l’entre soi) tandis qu’une fois désigné, le président incarnera la République avec des compétences importantes à l’International (et qui implique son extériorisation). La campagne ne se gagne néanmoins pas à l’International. Les thèmes de campagne en auront témoigné largement (le débat de l’entre-deux tours a été pathétique par la faiblesse quant à ces éléments) : centrés sur la France, sur des thèmes qui ne relèvent pas à strictement parler des compétences présidentielles. Il aura fallu attendre le premier discours de N. Sarkozy, nouvellement élu, pour entendre un propos de Président, tourné vers l’International. Il était temps !!!
- Les réactions violentes d’une partie de la jeunesse, descendue « spontanément » dans la rue dimanche soir afin de crier son indignation qu’un président de droite soit élu à la présidence de la République. Les cris, lundi après-midi à l’Université Lyon II, d’une centaine de lycéens venus débaucher nos étudiants en scandant « Sarko t’es foutu (sic), la jeunesse est dans la rue (sic) ». Après-midi récréative pour lycéens ne faisant pas le pont !!! Mais quelque chose de plus grave aussi (le dimanche soir en tout cas), vu que des voitures furent incendiées… Quelle responsabilité incombe alors à certains grands journaux qui annonçaient en « Une » (notamment de leur site Internet) les risques d’incidents, si ce n’est d’émeutes, en cas de victoire de N. Sarkozy ? Quelle responsabilité incombe à S. Royal qui croyait bon d’alerter la population sur ce risque possible dès le vendredi 04 mai ("Ma responsabilité aujourd'hui, c'est à la fois de lancer une alerte par rapport aux risques de cette candidature et par rapport aux violences qui se déclencheront (on apprécie l'emploi d'un futur, et non d'un conditionnel) dans le pays. Tout le monde le sait (même si Le Monde donne une informaion contraire dans son édition de jeudi), mais personne ne le dit. Il y a une sorte de tabou" - citation tirée de la Première page du Monde du samedi 5 mai) ? Il y a là un malaise très fort et la jeunesse doit comprendre que le droit de résistance à l’oppression n’est pas un gadget, que la liberté de manifestation n’est pas un moyen d’obtenir une après-midi de congé, et, le plus important, qu’à l’exception de circonstances exceptionnelles (impliquant le droit de résistance à l’oppression), et bien tout recours à la violence est inadmissible dans une démocratie, puisque le propre de ce régime n’est-il pas d’organiser le mode pacifique de règlement des différends à travers la croyance en la procédure, notamment délibérative.
Tels sont, me semble-t-il et de façon non exhaustive (vous pouvez compléter en commentaire), quelques uns des enseignements que l’on pouvait tirer de cette campagne.
Et maintenant ?
Et bien, une nouvelle campagne s’ouvre afin de déterminer si le Peuple français entend donner une majorité à l’Assemblée nationale conforme à la couleur politique du président. Si tel était le cas, ce serait la première fois depuis 1986 qu’une majorité sortante serait reconduite. Je crois qu’il serait bon que cette majorité ne soit pas trop importante, afin que l’opposition pèse de tout son poids.
Que débutent donc ces 577 campagnes locales (pour paraphraser le Général de Gaulle !!!
Une fois les Législatives passées, il faudra alors veiller à ce que les institutions fonctionnent correctement. Je ne crois pas, à titre personnel et en l’état des évènements, à la thèse du fascisme de N. Sarkozy. Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas être vigilant. Mais l’amour de soi, la fierté d’être français (qui ne signifie pas haine de l’autre), la fin de la repentance sont des qualités dont nous avons besoin pour affirmer la présence de la France en Europe et dans le monde. Personne ne peut le nier.
Enfin, on peut tirer un bilan plus personnel de cette campagne et de ce blog. Les couleurs ont manifestement toujours soulevé des questions et le changement de l’entre-deux tours aussi !!! Je laisse Festitivus expliquer pourquoi le rouge et le bleu et précise que le Orange n’était pas de notre point de vue un moyen d’afficher un soutien à un mangeur de clémentine !!!
Je tiens à remercier Festitivus d’avoir pris l’initiative de cette collaboration, qui fut passionnante. Je pense que nous aurons d’autres occasions de renouveler l’expérience, toujours très enrichissante. Je remercie également nos deux collaboratrices occasionnelles, qui ont permis que les meetings commentés soient plus nombreux. Il n’aura manqué que le meeting de S. Royal à Lyon le 27 avril. Mais quelle idée aussi d’organiser le meeting à 19 heures ? Même un vendredi soir, tout le monde ne finit pas son travail à 17 heures !!!
Et pour finir, je me laisserai aller à écrire ces deux phrases magiques :
Vive la République ! Vive la France !
05 mai 2007
VOTEZ
Pas de sondages.
Plus de discours.
La seule réflexion de citoyens face à ceux qui se présentent à l'investiture supême.
Deux candidats. Un choix de société, il parait.
Je reprendrais, en le détournant, un slogan sur l'écologie que nous voyons en ce moment
"Il n'y a pas de petits gestes, quand nous sommes 60 millions à les faire". Allons aux urnes, "tous ensemble" (j'étais obligé de la placer celle-là).
En attendant les reporting de la soirée éléctorale. Nous en ferons cette fois-ci.
N'est-ce pas Bauchart ? Pour cette dernière.
Pour ce blog éphemère ?
Amusez-vous ! Allons voter !
04 mai 2007
Commentaires du Débat souhaités
Vous nous demandez de réagir au Grand Débat télévisé.
Que dire de plus que ce que l'on peut entendre au café.
Ségolène s'est vraiment montré autoritaire, voire un peu maitresse d'école. Certains aiment ça.
Nicolas est apparu à deux de tensions, renfrogné en ces épaules, complètement sous calmants. Certains aiment ça aussi. Nous sommes tout de meme le premier pays sous psychotropes.
Ils ont joué l'anthi-thèse de leur image. C'était prévu. Tout comme leur petites phrases :
"Madame vous vous énervez, Madame", "Non ,je suis en colère, une colère digne" et juste, "c'est important de garder son esprit de révolte".
Mis à part cela, ce fut une opposition plus qu'un débat. "C'est FAUX", rétorque Sarkozy, "Vous mentez" assène Royal. Bon, c'est super. Personne n'est d'accord. Qu'il y ait autant de divergences sur des sujets objectifs. Qu'il ya ait autant d'écart entre les chiffres proposés, on se dit que les sondeurs sont vraiment des amateurs dans l'art de la manipulation des chiffres.
Personne n'en ressort grandi. Seuls les aspects négatifs sont notés.
Pour animer la soirée, moi j'ai zappé toute la soirée : 1,... 2, ...,1 ...., 2,...
Et bien ce n'était pas toujours pareil. Le son était plus fort sur TF1.
Mention spéciale au réalisateur qui s'est déchainé en ne fixant des plans que de 15-20 secondes maximum. Plan serré. Plan large. Plan du plateau, ô qu'il est beau. Plan serré. Plan qui monte entre les disques de lumières au-dessus des candidats. Plan large...
Large. L'air du large. Ces changements de cap successifs me donnèrent la nausée des grandes traversées. A moins que ce ne soit les discours.
Un seul souhait pour la suite.
Allons voter massivement. Luttons contre la tendance historisque à un effondrement du taux de participation entre le premier et second tour.
Exercons notre droit et portons le aux urnes comme étendard de notre révolte à ne pas voir la politique encore une fois nous échapper.
Citoyens !
02 mai 2007
Des meetings pas vraiment démocratiques
Un titre provocateur pour une vraie frustration : ne pas avoir vu les meetings de l'entre-deux-tours.
Voilà l'inconvénient d'être à Paname : les meetings se transforment en show nationaux, en synthèse nationale d'un candidat, d'une image, d'un projet accessoirement.
Sarkozy avait choisi Bercy. Vraiment petit bras comme démarche quand Bayrou l'avait fait la semaine précédent le premier tour et Buffet aussi, mais un 1er avril (annonciateur ?).
Alors forcément, trois heures avant le début officiel du spectacle, tout le quartier grouillait de fans, d'adhérents voire de curieux.
Totalement inaccessible. Et pourtant moi aussi je voulais voir Christian Clavier et Dominique Farrugia.
Dommage...
Ségolène Royal avait mis les petits plats dans les grands. En lisière de banlieue rouge, au stade Charlety sous un soleil d'été, par un bel après-midi de printemps.
Plus la peine de s'en cacher à ce niveau-là : ils s'agissait d'un concert ponctué d'un discours d'une femme en blanc. Elle semblait, avec un phrasé découpé, haché, vouloir slammer. Malraux était convié (peuple de France).
Trève de référents. Ce soir le débat. Les yeux dans les yeux. Le coeur bien accroché.
Qui va déraper ? A vous de juger, vous électeurs qui avez le monopole du coeur.
22 avril 2007
Bon anniversaire Festitivus !!!
En ce 22 avril 2007, jour d'élection (et il y avait du monde au bureau ce matin !!!),
je te souhaite cher Festitivus un très JOYEUX ANNIVERSAIRE !!!
Que l'Ogre ne gache pas tout comme il y a 5 ans et que cette vingt-neuvième année qui commence t'apporte, à titre plus, personnel, outre le bonheur et l'épanouissement sentimental, une réussite prochaine au concours d'entrée d'une grande Ecole de la République qu'un candidat en mal de démagogie veut supprimer !!!
A tout à l'heure pour les résultats de ce scrutin historique (j'adore la surutilisation de ce terme !!!)
Bauchart.
Nicolas Sarkozy à Lyon
Nous sommes arrivés vers 18h15, le meeting devant commencer à 18h30. Passage, dans la foule, des portails détecteurs de métaux (ça fait un peu bizarre, juste pour aller voir un meeting politique, mais bon, passons). Traversée du hall pour atteindre la salle même. Elle est blindée de monde! On avance, ou plutôt on pousse à droite et à gauche pour réussir à passer devant, jusqu'au moment ou l'on rencontre des barrières, environ au milieu de la salle. Et oui, devant c'est pas pour nous, là on suppose que c'est pour les "personnalités" et les adhérants UMP. La scène est loin de nous, tant pis, on a des écrans... Nous sommes placés juste devant le groupe des jeunes pour Sarkozy qui hurlent à plusieurs reprises pendant le meeting "Nicolas, Président!". La foule est hétérogène au niveau de l'âge, par contre quand on arrive sur le parking, on remarque plus de belles voitures qu'autre choses. Et là je repense à ce que m'avait dit un camarade quelques jours auparavant : "moi je voterais Sarkozy pour les impôts et les donations et si c'est Royal qui passe, je pars vivre à l'étranger (en Suisse)!"
Ah oui, j'allais oublier, à l'entrée, dehors, des manifestants contre Sarkozy, très calmes et très peu nombreux.
18h30, début des interventions. Dès le début on nous dit que nous sommes un peu plus de 20 000! (soit environs vingt fois plus nombreux que pour le meeting de MGB) et ce chiffre nous sera répété tout au long de meeting. Je ne me rappelle plus exactement qui est venu prendre la parole au tout début (le temps de s'installer dans la foule et de s'habituer aux trois centimètres carrés par personne). Ensuite sont venus Michèle Alliot-Marie et Dominique Perben. "Votez Sarkozy" "Le vote utile, c'est le vote pour Sarkozy". Bien évidemment en plus du discours sur le vote utile, il y a la descente des autres candidats et de leurs programme qui ne tient pas la route!! (comme pour le meeting de MGB, mais dans l'autre sens!). Avec une instance sur "Nicolas, le candidat, le seul, pour l'Europe".
Vers 19h00-19h30, arrivée de "Nicolas", soulèvement de la foule, hurlement et "gesticulement", pire qu'à un concert!!! (pour le coup, ça ressemblait plus à un concert d'une rock star qu'à un rite liturgique). Il arrive accompagné de... Mme Bernadette Chirac! Bain de foule, bonjour à droite, bonjour à gauche, puis montée sur l'estrade, au milieu des "Nicolas, Président" lancinants (ok, là ça ne fait pas bien neutre!).
Il commence son discours sur la "belle ville (et région) de Lyon", la ville de... Jaurès! Et oui, encore lui! En passant par tous les grands qui ont vécu à Lyon et toutes les inventions qui s'y sont faites (cinéma, entre autre). Et pour finir sur la "belle ville de Lyon", c'est qu'"ici à Lyon, on ne donne pas son coeur tout de suite, mais une fois qu'on l'a donné, c'est pour longtemps" (ou toujours, je ne sais plus. Petite flatterie au passage). 
Et là on enchaîne sur l'histoire de France: la France a une histoire, il faut la prendre comme elle est, il ne faut pas choisir (Vichy aussi c'était la France, mais si Vichy existe, ça permet aussi de repenser à la résistance et plus encore à De Gaulle). Il ne faut pas faire comme la gauche socialiste surtout et renier ou diviser l'histoire de la France. "La France n'est qu'une, son histoire n'est qu'une." (diviser pour mieux régner ne serait pas son slogan alors?).
La France n'est qu'une et il faut la prendre telle qu'elle, donc (très belle transition), les étrangers qui viennent s'y installer doivent la prendre comme telle, avec son histoire, et... avec sa langue nationale, le français. Autrement dit, toute personne immigrée qui veut s'installer en France doit apprendre le français avant de pouvoir s'y installer, logique non? (et là tu te demande et qu'en est-il de ceux qui viennent vivre en France pour apprendre le français, le temps de quelques mois voire quelques années? Bien sûr ce n'est qu'une pensée minime pour cacher la montagne que représente celle des irrégularisés qui ont une vie établie avec des enfants scolarisés, etc mais qui ne maîtrisent pas le français comme il le voudrait).
Les irrégularisés, parlons en. Non, il n'y aura pas de mise en règle massive, parce que cela ferait plus de problèmes qu'autre chose, parce que d'autres essaieraient de venir croyant trouver le réconfort en France, alors qu'ils vivront mal et surtout cela encourage l'exploitation de ces personnes qui ne comprennent rien au français et qui sont perdues. Autrement dit, si "Nicolas" est élu Président, il fera une bonne action: refuser les immigrés qui ne parlent pas le français pour qu'ils ne se fassent pas exploiter!!!! (c'est une façon de voir les choses, mais il faut le dire vite et ne pas enlever nos oeillères surtout).
Petite anecdote: On a hué le Ministre de l'Intérieur quand il a expulsé des familles de locaux... mais ces mêmes personnes qui ont manifestées contre lui, aurait aussi manifestées contre lui s'il y avait eu un incendit meurtrier dans ce même local délabré et que le même ministre n'avait rien fait pour empêcher cela, dit-il. (mais peut-être que ces mêmes manifestants auraient revendiquer pour un logement décent pour ces familles plutôt que pour une expulsion qui leur aurait sauvé la vie, mais le discours est bien construit, plein de logique, alors passons).
En parlant de manifestants, on en vient aux émeutes de la Gare du Nord. On lui a demander "est ce que vous regrettez d'avoir employé le terme de "voyou"?" (il rigole), et pourquoi donc ne devrait-il pas appeler un voyou par son nom? Il ne le rergrette pas et même loin de là. Et puis, comme il dit c'est gens ce ne sont pas ses amis, "même pas des relations"! (en fait diviser pour mieux règner n'est peut-être pas si loins que ça).
La transition se fait en explication de l'association qu'il veut du ministère de l'immigration et de l'Identité nationale.
Pourquoi devrait-on accepter ces gens qui n'aiment pas la France, s'ils ne l'aiment pas, qu'ils en partent. Il n'est pas populiste, il est nationaliste, et ce n'est pas un mal que d'être nationaliste. En quoi pourrait-on dire que c'est mal que d'aimer son pays et de le revendiquer? En quoi pourrait-on dire que c'est mal de demander que les gens respectent le pays dans lequel il veulent vivre? En tout cas, "Nicolas", lui est fier d'être français. Et pas seulement fier d'être français, il est fier d'être européen. Il veut se battre pour construire une Europe (politique). Il est le seul candidat réellement pour l'Europe. Il veut que la construction aille de l'avant, mais soyons clairs, si c'est lui qui devient Président, la Turquie ne fera pas partie de L'Europe. Parce que oui, il existe des limites à l'Europe!
L'Europe a été créee pour nous faire avancer, pas le contraire, alors allons de l'avant.
Alsthom, c'est l'exemple de la réussite. Le TGV a franchi un cap, il a battu le record de vitesse, grâce à l'association de la SNCF et d'Alsthom. Et qui a sauvé Alsthom quand il était ministre des finances, comme l'a rappelé D. Perben dans son discours? Et oui, c'est "Nicolas", sans lui, le TGV n'aurait certainement pas battu le record du monde de vitesse sur rail à 574,8 km/h, le 3 avril 2007, en France.
(je ne suis pas sûre de l'ordre de ses derniers propos, et d'avoir retenu tous les sujets auxquels il a fait allusion). 
J'allais oublier! L'éducation!!!! (il en parle plus au début de son discours) Il est inadmissible que les élèves se croient plus fort que leurs profs. Même si l'élève a pour vocation de dépasser le maître, il lui doit le respect. Il est inadmissible qu'un enseignant ne reçoivent jamais de la part de ses anciens élèves des remerciements pour ce qu'il a pu leur apporter (là je ne suis pas du tout de son avis, parce que personnellement je l'ai déjà fait, et je ne me considère pas comme un phénomène de foire!). Alors oui, il va durcir le système d'éducation. De même il est inadmissible d'avoir laisser se perdre la valeur de nos diplômes. Il n'est pas normal que ceux qui ne font que le stricte minimum aient le même diplôme que ceux qui le méritent vraiment (petite pensée pour toi ou Bauchard devrais-je dire?). Donc oui, il va remodeler tout le ministère de l'éducation, à commencer par associer le ministère de l'éducation avec le ministère de la culture, parce qu'ou va-t-on mieux apprendre la culture si ce n'est dans "l'école de la République"?
En fin, il nous remercie d'être venus si nombreux (20 000!). Et ils s'adresse aussi plus particulièrement à ceux qui sont là, mais pas pour le soutenir, ceux qui viennent pour lui accorder une dernière chance de les convaincre, parce qu'il sait qu'il y en a parmi nous (dans la salle) qui sont dans cet état d'esprit, il espère qu'il les aura convaincu et ils sont les bienvenus pour lui accorder leur vote (bien sûr il ne l'a pas dit comme ça!)
Il remercie encore une fois tout le monde et c'est fini. Toutes les "personnalités" montent sur la scène avec lui et saluent. Il serre et est serré dans les bras. On ne l'entend plus mais on peut le lire sur ses lèvres (sur les écrans), il dit et répète "merci". Il a l'air heureux. Il est à côté de Bernadette sur la scène.
La Marseillaise. Il chante, et je dois avouée avoir été surprise (en bien) par l'expression de son visage lorsqu'il chante l'hymne national. Il rayonne de bonheur!
Pour conclure, comme me disait ma mère avant que j'aille le voir: Attention, les grands leaders comme lui sont très charismatiques. Ils savent très bien manier le discours (petite pensée pour un ami (qui n'est pas de droite) qui m'accompagnait: il m'a dit en sortant du meeting: "ça fait peur, c'était très logique ce qu'il a dit").
PS: là encore, Bauchart n'a pas écrit sa chronique. Merci à notre envoyée spéciale pour un blog finalement écrit à 6, si ce n'est 8 mains !!! C'est beau la démocratie.
